Mailied/Chanson de Mai
© 1978 Dirk Schindelbeck
(© traduction Danielle Fiedler-Rasson 2006)
Avec ses verts rameaux
Et ses touffes d’herbes vertes
Voici notre mois de mai en habit
tel un malicieux garnement.
Dans le feuillage s’éveille la source
fraîche et court vers la vallée,
tandis que dans les prés
le boutons d’or reprennent vie.
Les prairies étendent
leurs drapés verdoyants,
et les fleurs blanches et rouges
s’envolent à tout vent.
Les poissons de la mare se tiennent immobiles,
les grenouilles coassent fièrement,
et les lapins quittent leurs terriers
pour gambader dans les bois.
Les garçons et les filles ressortent
les bicyclettes et les balles.
Les moineaux chantent en chœur,
assis devant les fenêtres de l’école.
Et au clair tintement de la clochette,
le marchand consulte l’horloge:
Ecoute, quelqu’un a tiré le cordon
de la petite chapelle forestière.
Viens, mon aimée, allons de ce pas
goûter à ce joli temps ,
tant que le soleil s’attarde,
et tant qu’il ne neige pas.
Et si le temps devait changer,
nous bouclerons l’année
en lui tressant des couronnes de verdure
et de rubans d’herbes légères.
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